J'ai hésité, puis finalement, je me
suis dis "soyons fou".
J'ai quand même plein de choses à raconter, faut pas croire.
Déjà, y avait ce rêve qui m'a perturbé (et c'est là où je prie pour qu'il n'y ai pas un mec interprétant les rêves qui lise ce qui va suivre). Bon, le contexte était déjà assez compliqué,
faut dire que j'étais dans la campagne anglaise, que le midi je me nourrissais exclusivement de sandwich "pain de mie-cheddar-tomate" et que la moquette me suivait jusque dans les toilettes,
c'était oppressant.
Bref. Il fut un soir où mes hôtes se sentaient d'humeur "parlons de ton pays". Se succédèrent des discussions passionnées et ressurgirent des fantasmes enfouis au plus
profond de l'âme de ces sympathiques citoyens anglais. Des conversations teintées de "beujeulè", de "cote d'euzur", de "victow yougo", de "alain deloooon -gloussement de l'individu génitrice de
ma correspondante-" et bien entendu, de l'indétwonable "bwigitte bawdot" dont le père de famille me parlait avec tant de conviction que j'aurais juré qu'ils s'étaient fait une bouffe ensemble.
Après avoir cité une bonne partie des plages naturistes françaises, mes Britanniques décidèrent qu'on avait assez largement parler pour ce soir, que mon temps de parole était
épuisé, et que "oh dear it's 8:00 !".
Là je marque une courte pause, pour conserver le suspens, et aussi parce que j'aimerais juste me rendre compte avec vous que merde, je me décide à parler de mon séjour
en Angleterre près de 4 mois après celui ci, fin de l'entracte.
Nous en étions à la catastrophe de 8:00. Alors que je m'apprêtais à évoquer la question de l'industrie sidérurgique du nord de la France: un enjeu à la fois économique et social, ils me
proposèrent de vaquer à mes occupations, occupations qui consistaient à lire des revues people qui traînaient dans la chambre de ma correspondante anglo-saxonne, faire semblant
de chercher des choses dans ma valise (parce que ça me donnait un air assez chic de fouiller dans ma valise), et dessiner la chambre où je séjournais, autrement dit, moultes activités
enrichissantes. Aussi, je décidais, une fois n'est pas coutume, de trouver le sommeil tôt, parce que c'est comme ça.
Vint donc ce rêve, étrange, troublant, dans lequel j'ai réussis à réunir un jeu d'échec, Juliette Gréco et une fiat panda verte. -raconte nous ton rêve Lisa, vas y on attend que ça !- Bon okay, si vous insistez.
Ça se passait dans un champ, oui, un champ. Je me promenais donc
fièrement dans ce champ, au volant de ma fiat panda verte, quand soudain, au détour d'une meule de foin, j'aperçus cette coquine de Juliette, qui m'invita à
la défier aux échecs. J'entrepris donc cette folle partie, parce que je suis pas du genre à me laisser battre aux échecs par Juliette Gréco tu vois, quand , agitant ses grelots Brigittes'avança, et prononça ce mot "ALMERIAAA". Non c'était une
blague, elle était facile, oui, j'avoue, mais n'empêche que dans mon rêve, Brigitte est bel et bien apparut de derrière une botte de foin, et j'ai eu très peur. Bref nous disions. Brigitte fait
irruption pendant notre partie d'échec, tant et si bien que cette partie, j'ai JAMAIS pu la finir, et que la Juliette, ben elle en a bien profiter de cette interruption, parce qu'elle était sur
un mauvaise pente hein. Peu après l'incident, j'embarquai Brigitte et Juliette à bord de ma Fiat panda verte, direction "nos belles campagnes auvergnates" , on se serait crût
dans un reportage de Jean-Pierre Pernaud, c'était assez
angoissant. Nous arrivâmes dans ce second champ, niché à l'intérieur de 3 collines, quand soudain apparut l'ultime personnage de mon récit, OH MON DIEU Catherine Deneuve. Je retiendrais du personnage son égoïsme, parce qu'elle
avait pas voulu partager sont sandwich saumon-cream cheese, et que moi j'en avait marre de manger du cheddar-tomate. Enfin bref, tout ça pour dire que je me suis finalement retrouver par me faire
bouffer la jambe par la dite Catherine Deneuve, et que NON, je le soutiens, c'est même pas un fantasme. Il a fallut que je me réveille pour me rendre compte qu'en fait le
picotement sur mon mollet, c'était pas Catherine qui me mordillait, mais ma jambe qui dépassait du matelas et qui frottait la moquette.
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God Save la moquette.
